Conférence de la SGNAMH tenue le 8 avril 2015 à Heuqueville

LA PÊCHE A TERRE-NEUVE

par Maître Duboys Fresney
Conférence du 8 avril 2015 de la Société Géologique de Normandie et des Amis du Muséum du Havre (SGNAMH)

LA PÊCHE A TERRE-NEUVE

Nous étions nombreux à être venus écouter la conférence de Maître Duboys Fresney sur la pêche à Terre-Neuve. Le diaporama présenté illustrait parfaitement les propos du conférencier : l’intérêt était à son maximum.


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M. Guy Lemasle, président de SGNAMH, présente Maître Duboys Fresney

Après avoir abordé la situation géographique des divers lieux de pêche, tant à la côte qu’en mer, le conférencier a rappelé que, durant cinq siècles, des hommes venus de tous les ports français se sont pressés à Terre-Neuve réalisant des pêches exceptionnelles. La pêche se pratiquait à la côte où le poisson était traité sur place, séché et salé, puis expédié. Également à la côte se pêchait le homard préparé localement puis mis en boîte et acheminé en France pour la commercialisation. Il faut préciser que des rivalités avec les Anglais au sujet des lieux de pêche fixe sont rapidement apparus, obligeant les Français à se replier.


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Pêche à Terre Neuve

En mer diverses pratiques se sont succédé : tout d’abord la pêche aux lignes dormantes à partir du bateau - bateau à voiles à l’époque - puis la pêche à la chaloupe (2 hommes par chaloupe) descendue du bateau. En 1880 apparaît la pêche au doris, pêche rude et dangereuse : les lignes posées l’après-midi étaient relevées à partir de 3 heures du matin. Revenir au bateau, chaloupe chargée, dans la tempête, le vent violent et le brouillard relevait parfois du quasi impossible. Ils ont été très très courageux ces marins… Avec l’utilisation du chalut qui racle les fonds, les ressources s’épuisent, le nombre de bateaux diminue. Les années 1950 sonnent le glas des morutiers N’oublions pas que, grâce à leur travail, la France entière a pu, jusque dans les lieux les plus reculés, consommer du poisson !